À l’approche du prochain cycle de négociations tarifaires annuelles, les fournisseurs ont intérêt à réexaminer les outils juridiques leur permettant de préserver leur politique tarifaire et de renforcer leur position contractuelle.
La loi d’urgence agricole du 18 août 2026, entrée en vigueur le 20 août, apporte à cet égard plusieurs mécanismes susceptibles de constituer de nouveaux leviers de négociation.
Nous vous proposons ci-dessous une synthèse opérationnelle en 4 étapes, ainsi qu’une analyse complète présentant les principales actions que les fournisseurs peuvent envisager pour :
- renforcer leurs conditions générales de vente au moyen de mécanismes de révision tarifaire ;
- rappeler aux distributeurs leurs obligations lorsqu’ils refusent ou négocient les conditions proposées ;
- sécuriser les conventions annuelles (ou pluriannuelles) grâce à des clauses de révision ou de renégociation adaptées ;
- documenter efficacement les négociations et identifier d’éventuelles pratiques restrictives, notamment les deux nouvelles pratiques créées par la loi d’urgence agricole (pour tous les secteurs) en cas d’appels d’offres répétés et de réduction substantielle de commandes.
Une attention particulière est portée aux dispositifs introduits ou renforcés par la loi d’urgence agricole. Si ces mécanismes portent essentiellement sur les produits alimentaires et aliments pour animaux de compagnie, les fournisseurs d’autres catégories de produits pourraient également s’en inspirer.

Publié le 01.09.2026.


